Projet de loi sur la consommation de cannabis : Bruno Beschizza salue la position « équilibrée » du Gouvernement

En France, 700.000 personnes fument des joints tous les jours. © Miguel Schincariol / AFP

Ce jeudi matin sur Europe 1, le Ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a annoncé un futur projet de loi pour renforcer la lutte contre la consommation de cannabis. Le Maire Bruno Beschizza salue ces évolutions à venir qui permettront de développer l’arsenal judiciaire des policiers contre les consommateurs de stupéfiants.

Après le laxisme permanent du précédent gouvernement Hollande, et la politique Papa Noël de l’ancienne garde des Sceaux Christiane Taubira, l’actuel Ministre de l’Intérieur Gérard Collomb semble déterminé à lutter contre la consommation de stupéfiants, premier maillon de la chaîne de lutte contre les trafics de drogues dans les quartiers.

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Ce jeudi matin, le Ministre a annoncé sur Europe 1 vouloir forfaitiser le délit de consommation de cannabis, tout en laissant la possibilité à la justice d’entamer des poursuites complémentaires, écartant dès lors une simple contraventionnalisation de ce délit.

« Nous allons forfaitiser ce délit. Mais ensuite, il peut y avoir des poursuites. Il n’y a donc pas de dépénalisation du cannabis » a ainsi affirmé le Ministre de l’Intérieur, invité d’Europe Matin. Cette annonce fait suite à un rapport parlementaire présenté mercredi qui préconisait cette mise à l’amende immédiate pour les consommateurs mais ne tranchait pas sur la dépénalisation.

Demain, une amende immédiate et des poursuites judiciaires possibles

Dans un communiqué, Bruno Beschizza, Maire d’Aulnay-sous-Bois et Secrétaire National des Républicains en charge de la Sécurité rappelle que « le cannabis est un poison, l’interdit doit demeurer et il aurait été hautement préjudiciable à la société de donner un permis payant de consommer comme cela aurait été le cas avec une contraventionnalisation sèche ». L’édile « se félicite de cette position équilibrée du Ministre de l’Intérieur qui allie fermeté et efficacité ».

Actuellement, la consommation de drogue peut-être punie d’un an de prison et de 3 750 € d’amende. Le rapport de l’Assemblée dévoilé mercredi propose de sanctionner la consommation de cannabis par une simple amende, « plus rapide et effective », d’un montant « raisonnable » de 150 à 200 euros. Eric Poulliat (LREM) et Robin Reda (LR), les deux rapporteurs du texte, estiment cette réforme « nécessaire » car elle permettrait aux forces de l’ordre de se concentrer sur les trafiquants de drogue et aux tribunaux de se désengorger.

Chaque année, seulement 3 098 peines de prison prononcées pour 140 000 interpellations

L’immense majorité des personnes interpellées aujourd’hui en France pour avoir fumé un joint ne font l’objet que d’un banal rappel à la loi. Les peines de prison restent rares (3 098 peines pour 140 000 interpellations chaque année). Par conséquent, la consommation se porte malheureusement bien avec 17 millions de Français qui disent avoir déjà expérimenté cette drogue. 700 000 personnes affirment même fumer des joints tous les jours. Ceci fait ainsi le plus grand bonheur des trafiquants et délinquants qui gangrènent certains quartiers de banlieue.

Journée banalisée : Les parents d’élèves du 93 font condamner l’Education Nationale

Une association de parents d’élèves de la Seine-Saint-Denis a attaqué en justice l’Education Nationale suite à la banalisation d’une demi-journée de classe en octobre dernier par le Rectorat de Créteil. Afin d’organiser un moment de concertation avec les enseignants, une matinée de cours avait été annulée obligeant les municipalités à organiser dans l’urgence des solutions de compensation. Le tribunal administratif de Montreuil a condamné le Ministère sur cette décision « prise au mépris du principe de continuité́ du service public ».

Organisée sur le temps scolaire des enfants, la demi-journée banalisée devait permettre une concertation entre le Rectorat et les enseignants sur le dossier de la Refondation de l'Ecole. | (C) 93600INFOS/Alexandre Conan

Organisée sur le temps scolaire des enfants, la demi-journée banalisée devait permettre une concertation entre le Rectorat et les enseignants sur le dossier de la Refondation de l’Ecole. | (C) 93600INFOS/Alexandre Conan

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Gérard Ségura était-il au courant de l’irrégularité de 30 mariages ?

L’affaire fait le tour des médias. Durant son mandat de conseiller municipal de 2008 à 2014, Mario De Oliveira (PRG) a célébré illégalement une trentaine de mariages à Aulnay-sous-Bois. Pourtant, n’étant pas de nationalité française, il ne pouvait remplir les fonction d’officier d’état civil. Lorsque l’affaire a été divulguée dans les médias, l’ancien maire (PS) Gérard Ségura affirmait découvrir le dossier. Pourtant dans l’administration communale, on tente de prouver le contraire.

Solution proposée par le parquet de Bobigny : que les couples concernés soient convoqués devant le tribunal civil pour établir la validité de leur mariage. | (C) Aulnay Avance

Solution proposée par le parquet de Bobigny : que les couples concernés soient convoqués devant le tribunal civil pour établir la validité de leur mariage. | (C) Aulnay Avance

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PSA va se retrouver aux Prud’hommes face à 300 salariés d’Aulnay

« Ils dénoncent un -licenciement sans cause réelle et sérieuse-, des -conditions de travail dégradantes- ou l’-absence de travail-, et réclament une indemnisation. Le tribunal des prud’hommes de Bobigny a reçu au cours des derniers mois près de 300 dossiers déposés par des salariés ou ex-salariés de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois, sur le point de fermer définitivement ses portes.

Le 19/20 de France 3-Paris Île de France a consacré un reportage entier sur les conséquences qu'a la fermeture de PSA sur la campagne municipale à Aulnay. | &copy France 3-Paris Île de France - 19/20

Le 19/20 de France 3-Paris Île de France a consacré un reportage entier sur les conséquences qu’a la fermeture de PSA sur la campagne municipale à Aulnay. | (C) France 3-Paris Île de France – 19/20

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Le jugement du meurtrier de Mamadou Fofana est tombé cette nuit

Quatre ans après les faits, la cour d’assise de Paris a rendu son jugement au sujet du décès de Mamadou Fofana, mort dans une rixe en Gare de Lyon. Kamel, 25 ans, a été condamné cette nuit à cinq ans de prison ferme dans un avec sursis.

Quelques jours après le décès de Mamadou Fofana la mobilisation de ses proches étaient très forte dans les quartiers de la Rose des Vents à Aulnay-sous-Bois. | (C) Le Parisien/Marc Menou

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