Bruno Beschizza, officiellement maire d’Aulnay-sous-Bois depuis samedi matin

Samedi à 9h00 se déroulait la première séance du conseil municipal de la nouvelle mandature, fraîchement élue le 30 mars dernier. Une séance placée sous le signe de la république et de la démocratie où environ 800 aulnaysiens avaient fait le déplacement. Ce fut l’occasion pour les 53 conseillers municipaux de procéder à l’élection du maire, de ses 20 adjoints et de la composition des différentes commissions.

C'est tout de bleu-blanc-rouge vêtu que la nouvelle municipalité a posé sous l'objectif des photographes présents. | (C) 93600INFOS / Alexandre Conan

C’est tout de bleu-blanc-rouge vêtu que la nouvelle municipalité a posé sous l’objectif des photographes présents. | (C) 93600INFOS / Alexandre Conan

Après une victoire imposante lors des élections municipales 2014, Bruno Beschizza a présidé ce samedi son premier conseil municipal en tant que maire UMP d’Aulnay-sous-Bois. Un moment républicain et démocratique où environ 800 aulnaysiens se sont rendus. Sans surprise, celui qui fut la tête de liste de la droite lors des élections municipales a été élu premier magistrat de notre ville. Une élection également facilitée par l’opposition, restreinte, qui n’a proposé aucun candidat. Bruno Beschizza s’est ensuite vu remettre son écharpe tricolore par l’ancien député-maire d’Aulnay-sous-Bois, Gérard Gaudron, avant de prononcer un discours rassembleur, renvoyant aux pratiques controversées du maire socialiste sortant: « Nous ne serons pas les élus d’un clan, mais de tous les aul­nay­siens et aul­nay­siennes, quel que soit leur quartier. » Il a également indiqué que « l’opposition sera res­pec­tée et sa parole sera écou­tée », précisant même que la présidence de la commission des finances lui sera confiée. Une mesure qui n’est pas sans rappeler l’engagement pris par le candidat malheureux Alain Amédro (EELV) durant sa campagne pour les municipales. Ce fut sous l’oeil attentif et chargé d’émotion de l’ancien député-maire Gérard Gaudron, et du sénateur-maire actuel des Pavillons-sous-Bois, Philippe Dallier (UMP), que Bruno Beschizza a conservé le ton adopté au soir du second tour lors de ses différents discours.

Respecter les habitants, conserver le cadre de vie, retrouver une certaine sécurité

Et les premières mesures ont d’ores et déjà été annoncées. Ainsi, le nouveau maire a demandé au « directeur général des services et son administration de rediscuter les projets prévus par l’ancienne majorité qui n’auraient pas fait le consensus. » En ligne de mire, les projets en construction tels que Croix-Blanche, Hôtel de ville, Mitry-Princet. Une promesse « faite par écrit » aux habitants des quartiers concernés. Il a également annoncé la prochaine révision du Plan Local d’Urbanisme. Et a indiqué l’envoi « dès lundi » d’une lettre au ministre de l’Education fraîchement nommé, Benoît Hamon, sur la question des rythmes scolaires.  » Je ne vois pas actuellement comment nous pourrions appliquer ce décret dans des conditions satisfaisantes. » Bruno Beschizza a bien sur tenu quelques mots sur la sécurité, ce qui lui a valut de nombreux applaudissements. Il a ainsi annoncé le renforcement de la police municipale « avec le retour des brigades 24h/24 » et la mise en place d’un « véritable système de vidéo surveillance », insistant également sur le besoin de faire revenir la régie de télé sécurité au sein du centre de commandement de la police municipale. Avant de procéder à la remise des écharpes aux 20 adjoints élus, le maire nouvellement élu a fait une précision: « Nous avons six ans pour accomplir toutes nos promesses et c’est dés aujourd’hui que nous nous mettons au travail. »

Une petite opposition qui fait déjà très polémique

Ce récit n’aurait pas été complet si nous avions ignoré la présence des 10 élus de l’opposition PS-PRG-PCF. En effet, ceux-ci n’ayant pas pris part aux différents votes concernant l’élection du maire et de ses adjoints, mais seulement lors de la délibération formant les compositions des commissions, ils n’ont fait que acte de présence. Sur proposition du maire, Gérard Ségura, tête de file de l’opposition à la majorité, a pu prendre la parole. Un long moment vivement critiqué par l’assistance présente dans la salle. Introduisant son discours par une acceptation du « ver­dict des urnes » où l’ancien maire a précisé assumer « l’entière res­pon­sa­bi­lité de la défaite », Mr Ségura a pourtant prouvé le contraire. En énonçant son bilan, il commençait sa liste par un « je n’ai pas à rou­gir de… ». Une présentation controversée qui a reçu maintes pro­tes­ta­tions et sif­flets. Malgré les différents appels au calme de Mr Bes­chizza, la foule a été difficilement maîtrisable. Sans doute un signe de la douleur ressentie par les aulnaysiens. L’ancien maire a également  listé les « accu­sa­tions calom­nieuses » dont il a été vic­time, négligeant les insultes et diverses accusations profanées par son équipe de campagne à l’encontre de nombreuses personnes, notamment sur l’un des benjamins de cette campagne 2014. Notons tout de même une phrase qui restera gravée dans le marbre, ou plutôt sur le papier: « Merci Monsieur le Maire » a répondu Gérard Ségura lorsque Bruno Beschizza lui a donné la parole. Un revirement de situation qui pourra laisser sourire ceux qui ont été malmenés en conseil municipal durant les six dernières années.