Un arrêté anti-mendicité a été pris hier par le maire d’Aulnay-sous-Bois

Il s’agissait de l’une des promesses de campagne du nouveau maire. Bruno Beschizza, Maire (UMP) d’Aulnay-sous-Bois, a pris hier un « arrêté visant à inter­dire la men­di­cité » selon une dépêche de l’AFP, confirmée dans la nuit auprès de notre rédaction. L’arrêté, qui « concerne plu­sieurs sec­teurs de la ville dont celui de la gare », est effec­tif à comp­ter du mardi 29 avril. Il consiste en une « interdiction de la men­di­cité -lorsqu’elle trouble la tran­quillité des per­sonnes ou entrave leur pas­sage ou gêne la com­mo­dité de la cir­cu­la­tion- pré­cise le texte » dont nos confrères de l’AFP ont obtenus copie. Cet arrêté, qui est valable jusqu’au 30 sep­tembre 2014, « fait état d’un -nombre crois­sant de per­sonnes- men­diant dans la ville, -par­fois de manière agres­sive ou avec enfants- » précise la dépêche. Bruno Bes­chizza, qui n’est autre qu’un ancien poli­cier, a été élu fin mars avec 60,7% des voix face au socia­liste sortant Gérard Ségura lors du second tour des élec­tions muni­ci­pales. A ce jour, plu­sieurs villes de France comme Nice, Mont­pel­lier, Chartres ou Nogent-sur-Marne ont pris ce type de déci­sions. A Paris aussi, trois arrê­tés anti-mendicité avaient été pris en 2011 sur les sec­teurs des Champs-Elysées, des Grands maga­sins et du Louvre. Mais jugés inef­fi­caces, ces arrê­tés n’ont pas été recon­duits en 2012. La prochaine décision que le maire d’Aulnay-sous-Bois prendra sera un arrêté anti-bivouac. Il permettra, entre autres, d’évacuer plus rapidement et plus simplement tout camps de roms qui s’installera sur le territoire communal. Cet arrêté pourrait être pris en partenariat avec la ville du Blanc-Mesnil selon diverses sources.

Afin de mettre un terme à une misère visible et récurrente, le maire a pris la décision d'écrire un arrêté municipal anti-mendicité. | (C) DR

Afin de mettre un terme à une misère visible et récurrente, le maire a pris la décision d’écrire un arrêté municipal anti-mendicité. | (C) DR