Une manifestation pacifique en soutien à la Palestine a eu lieu mardi soir à Aulnay-sous-Bois

Après une journée d’incertitude, la manifestation de soutien au peuple palestinien a finalement bien eu lieu ce mardi soir devant la mairie d’Aulnay-sous-Bois. Si aucune autorisation officielle n’a été demandée par les organisateurs, ce sont diverses invitations qui circulaient sur Facebook qui ont averti les autorités dans la nuit de dimanche. Contrairement à la manifestation interdite de Gonesse samedi dernier, aucun incident ou dégât n’a été recensé par la police.

"Hollande complice, Israël assassin" scandaient de nombreux jeunes mardi soir devant la mairie. | (C) Le Parisien/Amanda Breuer Rivera
« Hollande complice, Israël assassin » scandaient de nombreux jeunes mardi soir devant la mairie. | (C) Le Parisien/Amanda Breuer Rivera

A Aulnay-sous-Bois mardi soir, ce sont entre 200 et 300 personnes qui sont venues manifester devant la mairie pour réclamer la fin des bombardements israéliens sur la bande de Gaza. Le rassemblement est né spontanément sur les réseaux sociaux, principalement sur Facebook, pendant le week-end mais n’avait pas d’organisateur connu. « Tous d’une seule voix, nous dénonçons le génocide qui se passe aujourd’hui à Gaza » déclaraient une jeune femme à la presse, venue en grand nombre pour couvrir l’événement. Pour Taoufik, un père de famille, ce qui se passe au proche-orient « est un scandale ». Il estime que « personne ne bouge face au massacre de victime », « où est Hollande ? » s’interroge t-il. Nabilla, 24 ans, indique être là « en soutien à la population palestinienne, qui est victime sans que la communauté internationale ne réagisse ». Quant à Nawel, elle ajoute que le rassemblement formé est là pour parler d’une seule voix et « refuse les violences ». Les manifestants scandaient des slogans hostiles à Israël et à François Hollande sur les marches de l’Hôtel de ville, tandis que le reste du cortège est resté aux alentours.

La municipalité ne s’est pas opposée et « tout c’est bien passé »

Pour le maire (UMP) Bruno Beschizza, « tout c’est bien passé », félicitant ses médiateurs. Il n’y a eu aucune atteinte aux personnes, aucune parole antisémite » ajoute t-il. Rappelons cependant que la veille, il avait averti dans les médias vouloir « être le garant de l’expression des uns et de la sécurité des autres ». Pour l’édile, « à partir du moment où il n’y a pas d’appel à la haine raciale, à l’antisémitisme et à la violence, il n’y a pas raison de s’inquiéter. Chacun est libre de s’exprimer dans le respect des règles républicaines. »

Venus crier leur indignation contre la mort de civils et le positionnement de la France dans ce conflit, les membres de ce rassemblement se sont ensuite dispersés dans le calme en milieu de soirée. Vers 21 heures, quelques 8 camionnettes de CRS étaient cependant toujours déployées près de la gare. De source policière, nous avons appris qu’une vingtaine d’adolescents ont subi des contrôles d’identité, en raison du port de cailloux pour certains d’entre eux. Le préfet Philippe Galli avait fait le déplacement, craignant devoir faire face à des violences semblables à ce qui s’est produit samedi dernier à Garges-lès-Gonesse (95).

 

 

 

 

  • du Dandy

    Petite précision : Les autorités de la ville ont été averties dans l’après midi de dimanche et non pas la nuit, où tout le monde dort…