Aulnay-sous-Bois rend hommage aux victimes de l’attentat contre Charlie Hebdo

Ce jeudi matin, plusieurs centaines de personnes se sont retrouvées dans les jardins de la mairie d’Aulnay-sous-Bois pour un rassemblement républicain, apolitique et multi-générationnel dans l’objectif de rendre hommage aux douze victimes l’attentat mené la veille contre Charlie Hebdo. Un rassemblement durant lequel la jeunesse a exprimé son incompréhension et sa mobilisation.

Sept drapeaux tricolores ont été mis en berne sur le fronton de la mairie d'Aulnay-sous-Bois en hommage à l'otage assassiné. | (C) 93600INFOS / Alexandre Conan

Les drapeaux ont été mis en berne sur la façade de la mairie en hommage aux victimes de l’attentat. | Image d’archives, (C) 93600INFOS / Alexandre Conan

Jeudi vers 12h00, plus de 400 personnes se sont rassemblées dans les jardins de l’Hôtel de ville d’Aulnay-sous-Bois pour rendre un hommage unanime aux victimes de l’attentat proféré la veille contre le siège du journal satirique Charlie Hebdo. Comme partout en France, ce fut l’occasion d’observer une émouvante minute de silence, puis d’écouter des paroles. A Aulnay-sous-Bois, ce sont deux jeunes élèves du Lycée Jean Zay qui ont pris la parole pour exprimer leur soutien, mais aussi leur incompréhension et leur crainte.

Faire réagir pour mettre des mots sur cet événement

Alexandre Conan et Ahmed El Ouafi, élus du Conseil de Vie Lycéenne de leur établissement, ont ainsi lu un texte préparé collectivement par les représentants lycéens de leur établissement. Ce fut pour eux l’occasion de poser la question suivante: « Comment parler d’humanité lorsqu’un acte comme celui-ci se produit ? » mais aussi d’exprimer leur attachement aux « valeurs républicaines » qui ont été « attaquées » dans cet attentat meurtrier. Malgré une pluie incessante, tous deux ont appelé au rassemblement de la population et en particulier de la jeunesse avant de conclure leur intervention commune par la phrase suivante: « Ils voulaient mettre la France à genoux, ils l’ont mise debout. »

Dans les classes des différentes écoles, collèges et lycées de la ville, cette minute de silence a quelques fois entraîné un moment d’échange et d’incompréhension entre les élèves et leurs enseignants. Des débats ont été lancés dans certaines classes du Lycée Jean Zay, dans le respect de toutes les opinions mais aussi dans la tolérance et le bannissement de toute amalgame. L’objectif était de faire réagir les jeunes et de mettre des mots sur cette barbarie proférée contre douze personnes: des journalistes et des artistes, mais aussi des policiers.