Le directeur du CREA promu chevalier de l’Ordre des Palmes académiques

Didier Grojsman a fondé le CREA d'Aulnay-sous-Bois en 1987. | (C) S. Chivet

Didier Grojsman a fondé le CREA d’Aulnay-sous-Bois en 1987. | (C) S. Chivet

Didier Grojsman, fondateur et directeur du CREA d’Aulnay-sous-Bois, a été récemment nommé chevalier de l’Ordre des Palmes académiques pour ses services rendus dans l’Education Nationale. Près d’un an après avoir été promu chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres, l’aulnaysien se voit décoré d’une distinction honorifique instituée en 1808 par Napoléon.

A l’époque, les palmes académiques devaient honorer les membres de l’Université, structure de l’Etat en charge de l’éducation durant l’époque Napoléonienne. « Elles ne composaient pas un Ordre, au sens où nous l’entendons de nos jours, mais correspondaient à des titres honorifiques attachés à une fonction et étaient brodées sur l’épaule gauche du costume réglementaire » explique l’Association des Membres de l’Ordre des Palmes Académiques sur son site internet.

Une distinction modifiée à de multiples reprises

Ainsi, selon un décret du 17 mars 1808, trois titres sont créés pour distinguer des fonctions éminentes et récompenser les services rendus à l’enseignement. Les Grands Maîtres de l’Université, Chanceliers, Trésoriers, Conseillers à vie pouvaient alors devenir « titulaires » de l’Ordre, les Conseillers ordinaires et Inspecteurs de l’Université, Recteurs et Inspecteurs d’Académie, Doyens et Professeurs de faculté pouvaient eux devenir « officiers de l’Université ». Quant aux Proviseurs, Censeurs, Professeurs des deux premières classes des lycées, Principaux des collèges et, à titre exceptionnel, autres professeurs de lycée, régents des collèges ou chefs d’institutions, ils peuvent être promus « officiers des Académies ».

Ces grades seront ensuite modifiés selon les époques par différents hauts responsables du pays. Ainsi, un décret du 9 décembre 1850 réduit ces grades au nombre de deux. 16 ans plus tard, l’Empereur Napoléon III valide l’initiative de son ministre Victor Duruy suggérant d’ouvrir la remise de ces distinctions « à des non-enseignants n’appartenant pas au monde universitaire mais ayant rendu, par leur action, des services signalés à l’éducation ». Il faudra attendre un décret du 4 octobre 1955, signé par le président René Coty, Edgar Faure étant président du Conseil et Jean Berthoin ministre de l’Education nationale, pour découvrir pour la première fois l’Ordre des Palmes Académiques dans son état actuel. Il comporte alors trois grades, celui de « Chevalier », d' »Officier » et de « Commandeur ».