Le Maire d’Aulnay-sous-Bois relance l’Etat pour obtenir un nouveau commissariat

Bruno Beschizza, Maire d’Aulnay-sous-Bois et Secrétaire national en charge de la sécurité chez Les Républicains, a rencontré le Préfet de police de Paris la semaine dernière pour réaffirmer auprès de l’Etat la nécessité de reconstruire le commissariat aulnaysien de la Police Nationale.

Vétuste, l'actuelle commissariat est sous dimensionné et inadapté aux besoins des policiers et des victimes. | © Google Inc.
Vétuste, l’actuelle commissariat est sous dimensionné et inadapté aux besoins des policiers et des victimes. | © Google Inc.

Loin des fausses promesses électorales de 2014 appuyées par Manuel Valls (PS), à l’époque Ministre de l’Intérieur, l’actuel Maire d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza veut aujourd’hui du concret. Celui qui est par ailleurs le secrétaire national des Républicains en charge de la sécurité a fait de l’amélioration du cadre de vie des habitants une priorité pour son mandat à la tête de la ville. Ainsi, après avoir augmenté les moyens de la Police Municipale (plus d’effectifs, retour à un fonctionnement 24h/7j, mise en place d’un numéro vert, financement d’un vaste plan de vidéoprotection d’ici 2018…), il s’attaque aujourd’hui à un épineux dossier: le commissariat de la Police Nationale.

Aujourd’hui implanté en pleine zone pavillonnaire, l’actuel commissariat des forces de l’ordre dispose de locaux vétustes et inadaptés aux réalités du terrain: accueil des victimes insuffisant, bureaux administratifs en pleine vue des cellules, insalubrités… les maux dont souffre le commissariat de la rue Louis Barrault sont innombrables. Peu avant les élections municipales, l’ancien maire (PS) Gérard Ségura s’était préoccupé du problème et avait obtenu une lettre de Manuel Valls, aujourd’hui Premier Ministre. Deux ans plus tard, rien n’a changé, le chantier est au point mort.

L’Etat s’est engagé, il doit désormais payer.

Par conséquent, Bruno Beschizza a rencontré le préfet de police de Paris, patron de la sécurité dans la capitale et en petite couronne, la semaine dernière. Objectif de la réunion: remettre sur pied le projet de création d’un nouveau poste de police nationale dans la commune. Pour appuyer sa demande, le maire est venu les mains pleines pour rappeler l’insécurité persistante dans certains quartiers et la présence de nombreux trafics (drogues, armes…) sur le territoire aulnaysien.

Mais Bruno Beschizza est allé plus loin en rappelant au préfet le désengagement de l’Etat dans les moyens alloués à la Police Nationale d’Aulnay-sous-Bois: depuis 2012, la Ville doit fournir aux forces de l’ordre divers matériels en tous genres pour pallier au manque de moyens. De la part de la municipalité, les policiers bénéficient de trois véhicules sérigraphiés et d’un quatrième banalisé, assurances et entretien compris. Mais aussi de dix lampes torches, de quarante gazeuses, d’un ordinateur, d’appareils photo et de mobilier. Au total, il en coûte plus de 16 000 € par an à la ville !

Un nouveau site permettant de trouver un compromis

Lorsque le sujet était sur la table, fin 2013, Gérard Ségura souhaitait implanter le nouvel édifice sur un terrain de la RN2 et conserver une antenne dans le sud de la ville. Pourtant, ce lieu appartenant à la Ville ne faisait pas l’unanimité, certains policiers qualifiant même le site de « souricière ». La localisation de l’actuel commissariat est justement l’un de ses points faibles: située au sud de la ville, elle rallonge les délais d’intervention. En bâtissant le nouveau commissariat au nord, le problème restera le même.

Le nouvel édile a donc trouvé un terrain qui semble faire l’unanimité, plus au centre de la commune, avenue du Maréchal Juin. Situé aux abords immédiats d’un lycée, d’un collège et même d’un stade, cette localisation permettrait une intervention rapide au nord comme au sud. De plus, elle pourrait être une force de dissuasion pour les agresseurs rôdant actuellement aux alentours de ces établissements scolaires. Cependant, l’avenue du Maréchal Juin étant aujourd’hui un axe particulièrement saturé aux heures de pointe, il sera nécessaire pour la Ville de repenser préalablement la circulation dans le quartier afin de fluidifier le trafic.