Abus du stationnement sur les trottoirs et pistes cyclables dans la ville

Depuis de nombreux mois, des aulnaysiens s’imaginent au dessus des lois. En effet, dans certains quartiers de la ville, des véhicules sont quotidiennement stationnés sur les trottoirs et pistes cyclables. Pourtant, la police voit ces actes fréquemment. 93600INFOS vous propose un rappel sur les risques encourus avec ce type de stationnement gênant.

Multitude de voitures chaque matin sur le chemin des lycéens qui passent par la rue Jules Valles. | (C) 93600INFOS / Alexandre Conan

Multitude de voitures chaque matin sur le chemin des lycéens qui passent par la rue Jules Valles. | (C) 93600INFOS / Alexandre Conan

Nul n’est parfait. Cela fait des mois, voire des années, que certains automobilistes ce garent au quotidien sur les trottoirs et pistes cyclables de la ville. Pourtant, ces aulnaysiens qui agissent en totale impunité sont parfaitement au courant de l’illégalité de leur acte. Comme vous pouvez le voir sur les photos d’illustration, de nombreux véhicules sont garés tous les jours, matin et soir, sur les trottoirs et pistes cyclables de la rue Jules Valles. Un stationnement gênant qui oblige les piétons à circuler sur la piste cyclable, voire sur la route quelques fois. Si l’accident est souvent évité de justesse entre les cyclistes qui arrivent et les piétons qui marchent, un jour il se produira. Aujourd’hui la seule solution contre ces agissements seraient d’installer des potelets le long des trottoirs. Mais imaginez s’il fallait installer des potelets en fer dans toutes les rues de la ville… C’est pourquoi le bon sens de tous devrait primer ! Nous vous proposons aujourd’hui un petit rappel à la loi, afin de signaler à ces aulnaysiens qui se sentent au dessus des lois, qu’un jour, la sanction tombera.

 

Du point de vue du Code de la route, selon l’article R.417-10, le stationnement sur trottoir est un stationnement qualifié de « gênant » et toutes les voitures qui y stationnent sont en infraction et passibles d’une amende de 2ème classe, soit 35€. Selon l’article, « tout véhicule à l’arrêt ou en stationnement doit être placé de manière à gêner le moins possible la circulation. Est considéré comme gênant la circulation publique l’arrêt ou le stationnement d’un véhicule :

  • Sur les trottoirs, les passages ou accotements réservés à la circulation des piétons ;
  • Sur les voies vertes, les bandes et pistes cyclables ainsi qu’en bordure des bandes cyclables ;
  • Sur les emplacements réservés à l’arrêt ou au stationnement des véhicules de transport public de voyageurs, des taxis, des véhicules titulaires du label  » autopartage prévu par le décret n° 2012-280 du 28 février 2012 relatif au label  » autopartage  » ou des véhicules affectés à un service public l’autorité investie du pouvoir de police peut toutefois définir par arrêté les horaires pendant lesquels le stationnement est autorisé ;
  • Entre le bord de la chaussée et une ligne continue lorsque la largeur de la voie restant libre entre cette ligne et le véhicule ne permet pas à un autre véhicule de circuler sans franchir ou chevaucher la ligne ;
  • A proximité des signaux lumineux de circulation ou des panneaux de signalisation, à des emplacements tels que ceux-ci peuvent être masqués à la vue des usagers ;
  • Sur les emplacements où le véhicule empêche soit l’accès à un autre véhicule à l’arrêt ou en stationnement, soit le dégagement de ce dernier ;
  • Sur les ponts, dans les passages souterrains, tunnels et sous les passages supérieurs, sauf dispositions différentes prises par l’autorité investie du pouvoir de police ;
  • Au droit des bouches d’incendie et des accès à des installations souterraines ;
  • Sur les bandes d’arrêt d’urgence, sauf cas de nécessité absolue ;
  • Sur une voie publique spécialement désignée par arrêté de l’autorité investie du pouvoir de police municipale. »

Lorsque le propriétaire est absent ou refuse d’enlever sa voiture, l’immobilisation et la mise en fourrière peuvent être prescrites. Cependant, rien n’interdit à ces voitures de stationner sur la chaussée sauf si un arrêté municipal l’interdit et dans ce cas, l’interdiction est matérialisée par un panneau ou une ligne jaune peinte sur la bordure du trottoir.

A présent chers automobilistes, vous êtes prévenus alors tâchez de ne plus vous mettre en infraction !



mm

Fondateur du site d'informations locales 93600INFOS.fr. Etudiant en communication.


  • bessaguet

    Article très révélateur du manque de civisme de beaucoup d’aulnaysiennes et d’aulnaysiens. En effet, la plupart de ces contrevenants déploreront l’augmentation des actes de délinquances dans notre cité alors qu’ils sont eux-mêmes des délinquants. Ainsi interdire la liberté de circuler à un piéton en toute sécurité s’apparente pour moi aux occupations illicites des cages d’immeubles dans certaines cités. Bien sûr, ils rétorqueront : »il n’y plus de places de stationnement disponibles et je tiens à jeter un oeil sur mon véhicule de peur qu’il soit volé »; Le problème n’est pas un manque de places de stationnement mais celui qu’un automobiliste n’assume pas son choix d’acquérir un véhicule : c’est donc au piéton de s’adapter même si malheureusement celui-ci est à mobilité réduite. Or contrairement à l’AUTOMOBILISTE, le piéton n’est pas l’apanage d’un lobby puissant.

    Une expérience :appelez en tant que piéton la police municipale ou nationale pour signaler un stationnement génant, puis réitérer cet appel en affirmant que cette même voiture est stationnée devant votre bateau de porte vous empêchant de renter dans votre garage : puis comparer le délai de réaction de nos agents de la force publique.
    J’imagine déjà les commentaires : encore un Ayatollah fustigeant l’usage de l’automobile alors que je suis moi même automobiliste mais uniquement sur la chaussée.
    Enfin, n’oublions pas que 100% des aulnaysiens sont des piétons et ne deviennent automobilistes en pénétrant dans leur véhicule.