Une nouvelle passerelle installée sur le Canal de l’Ourcq à Aulnay-sous-Bois

La passerelle des Jardins Perdus a été reconstruite au dessus du Canal de l’Ourcq à Aulnay-sous-Bois. © 93600INFOS.fr

Depuis ce matin, les promeneurs peuvent de nouveau traverser à pied le Canal de l’Ourcq sur la passerelle des Jardins Perdus.

Édifiée en 1978, puis reconstruite en 1992, la passerelle présentait d’important signes de fatigue et de détérioration depuis plusieurs années, à tel point qu’elle fût fermée au public durant plusieurs semaines fin 2016. L’édifice a même été interdit d’accès aux véhicules motorisé, en attendant sa reconstruction par le Conseil Départemental de la Seine-Saint-Denis. Les travaux de reconstruction, qui ont duré près d’une dizaine de jours, viennent de s’achever.

500.000€ d’investissement

Cette passerelle, qui permet de traverser l’emblématique Canal de l’Ourcq, a surtout l’avantage de relier l’extrême sud de la Ville au reste d’Aulnay-sous-Bois par voie piétonne et cycliste, en évitant de contourner le quartier via le pont de l’Union, situé à 500 mètres, et particulièrement congestionné aux heures de pointe par un trafic de transit.

Facilitant le quotidien de centaines de riverains tout au long de l’année, notamment pour rejoindre le Tram T4 situé à environ 10 minutes de marche à pied, cette passerelle profite également à près d’un millier de promeneurs et sportifs chaque week-end.

Une chance pour Aulnay-sous-Bois

Voyant cet édifice se détériorer et représenter une menace pour les passants, le Maire d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza a alerté à maintes reprises le Conseil Départemental pour obtenir son remplacement. Notre ville ne pouvait pas prendre le risque de voir cet édifice être non remplacé, comme ce fut le cas à Sevran. Là bas, une passerelle similaire n’a à ce jour jamais été remplacée par le Département.

Malgré des deniers publics de moins en moins importants, Aulnay-sous-Bois a tout de même eu la chance de voir sa passerelle remplacée, pour un coût d’environ 500 000€. Durant les travaux, les services départementaux ont dû procéder à l’abattage d’un pin afin de permettre l’accès des engins de chantier. Il devrait être remplacé à court terme.

CDG Express : Le Maire Bruno Beschizza écrit au Préfet

Le CDG Express doit permettre de relier la gare de l’Est à l’aéroport de Roissy en 20 minutes. © Silvio d’Ascia Architecture

Dans le cadre de la mission de concertation autour du CDG Express confiée par la Ministre des Transports, Elisabeth Borne, au Préfet de la Région Île-de-France Michel Cadot, le Maire d’Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza a écrit un courrier la semaine dernière afin de préciser à l’Etat les demandes de « garanties et assurances vis-à-vis du RER B, notamment pour la période 2021-2023 ».

En effet, durant cette phase de travaux, des « interruptions de lignes seront fréquentes » sur le RER B et la Ligne K et la émise en place de bus de substitutions pour pallier à cela impactera fortement la circulation de tout le département de la Seine-Saint-Denis » avec de 350 bus par heure en circulation, dont 50 par heure rien qu’à Aulnay-sous-Bois.

Dans ce courrier, le Maire exprime son intérêt pour la « proposition de création d’un comité de pilotage » des travaux du CDG Express formulée par le Préfet. Bruno Beschizza indique également souhaiter « davantage de garanties » suite aux annonces de la Ministre des Transports la semaine dernière. Elisabeth Borne a en effet confirmé que cette liaison ferroviaire entre Paris et l’Aéroport Charles De Gaulle « sera réalisée, mais que plus de 500 millions d’euros prévus pour le CDG Express seront affectés à l’amélioration des transports du quotidien dont le RER B ».

CDG Express : les inquiétudes se poursuivent pour les transports du quotidien

Bobigny, le 25 janvier 2019. Deux élus d’Aulnay-sous-Bois ont été reçus à la Préfecture pour évoquer les craintes liées au projet CDG Express. © DR

Le Préfet de Région Michel Cadot a remis, cette semaine, un rapport sur le projet controversé de liaison directe ferroviaire à grande vitesse CDG Express à la Ministre des Transports, Elisabeth Borne. Pendant le mois de janvier, le Préfet a rencontré les associations d’usagers, les élus locaux et les opérateurs concernés par le projet dans le cadre d’une mission de concertation destinée à rassurer les acteurs locaux et à établir un calendrier pluri-annuel tenable pour mener l’ensemble des travaux nécessaires à la mise en service du CDG Express, et à la modernisation des infrastructures du RER B.

Dans une interview accordée cette semaine au Parisien, la Ministre s’est dite favorable au projet, tout en assumant que des ajustements de calendrier seront nécessaires pour mener à bien l’ensemble des 15 chantiers majeurs à mener sur l’axe ferroviaire nord d’ici 2025. « J’assume d’avoir pris le temps pour écouter les inquiétudes et y répondre(…). Le contrat de concession sera signé dans les prochains jours. C’est indispensable pour pouvoir donner le coup d’envoi des travaux sans perdre de temps » détaille la Ministre.

Aulnay souhaite un contrat gagnants-gagnants

Le 25 janvier dernier, les élus locaux ont été reçus en préfecture pour exprimer leurs inquiétudes et obtenir des réponses concrètes de l’Etat et des futurs concessionnaires de la ligne CDG Express. La Ville d’Aulnay-sous-Bois a maintenu sa position de défense des usagers des transports du quotidien. L’adjoint au Maire Frank Cannarozzo a ainsi demandé au Préfet que l’Etat « s’engage sur un contrat gagnants-gagnants ».

Gagnant pour les usagers de la zone aéroportuaire, dont la desserte est aujourd’hui inadaptée avec un réseau routier saturé et une cohabitation complexe dans les rames du RER B entre voyageurs équipés de valises et travailleurs quotidiens. Gagnant pour les usagers du RER B, de la Ligne K et du TER Paris-Laon, afin de limiter l’impact du CDG Express sur la circulation des trains en phase de travaux et en phase d’exploitation.

15 projets majeurs pour l’axe nord d’ici 2025

La Ville d’Aulnay-sous-Bois demande des engagements de l’Etat sur le calendrier des travaux prévus entre 2021 et 2023. La mise en oeuvre des 15 projets majeurs sur l’axe ferroviaire nord, tels que la modernisation de la Gare du Nord, la réalisation des interconnexions avec le Grand Paris Express, le renouvellement des infrastructures (voies, caténaires, aiguillages, signalisation…) du RER B pour la mise en service de nouvelles rames d’ici 2025 ou encore la création de points de retournements des trains à La Plaine, Le Bourget et Aulnay, nécessitera forcément des interruptions de trafic pour les usagers des transports du quotidien, et donc la mise en place de bus de substitution qui formeront donc des nuisances pour les riverains et les usagers.

Parce que le tout tout de suite n’existe pas, surtout en matière de deniers publics, la Ville souhaite aussi que l’Etat s’engage sur un plan pluriannuel d’investissements pour les transports ferroviaires et autoroutiers dans le nord-est parisien. Car les difficultés de circulation concernent aussi la route, avec des bouchons sur les grands axes qui causent quotidiennement des reports de trafic dans les petites rues des villes environnantes, dont Aulnay-sous-Bois.

Valérie Pécresse n’est pas convaincue

La Présidente de la Région Île-de-France et de l’autorité organisatrice des transports Île-de-France Mobilités, Valérie Pécresse, « prend acte » que sa crainte de « dégradation des conditions de transports des voyageurs du RER B a été entendue par la Ministre ». Elle s’estime néanmoins « pas convaincue de la capacité de SNCF Réseau de réaliser le projet CDG Express d’ici à 2024 sans dégrader les conditions de circulation des 1,6 millions de voyageurs de l’axe nord ».

Valérie Pécresse indique également rester « très vigilante sur les annonces de l’Etat » attendues début avril « concernant le calendrier du projet CDG Express et les garanties que l’Etat apportera pour les usagers de la ligne B ». Pour rappel, dès le mois de décembre dernier, la Région a demandé à l’Etat de « suspendre les travaux tant que toutes les garanties (…) n’auront pas été données ». Une demande qui n’a hélas pas été entendue. En pleine phase de concertation, les premiers chantiers ont commencé la semaine dernière au niveau de Mitry-Claye, au grand dam des élus locaux qui dénoncent « une concertation pipée ».

Le projet controversé du CDG Express n’est pas prêt de faire l’unanimité en sa faveur.

Le Pont de la Croix-Blanche poursuit sa mue

L’été dernier, la Ville d’Aulnay-sous-Bois a engagé une lourde restructuration du Pont de la Croix-Blanche afin d’y aménager une troisième voie de circulation pour fluidifier les déplacements automobiles et réduire le congestionnement des véhicules aux heures de pointe. Ces travaux se sont terminés dans les délais, sans retard, ce qui fut un véritable soulagement pour les quelques 7 500 véhicules qui fréquentent chaque jour cet axe nord > sud.

Depuis la rentrée de septembre, les premiers résultats de cet aménagement se sont faits ressentir avec une réduction des temps de trajets sur cet axe durant les heures de pointe. Quelques points de blocage persistent encore, mais les usagers peuvent désormais traverser la voie de chemin de fer en une petite dizaine de minutes, contre près d’une heure avant les travaux.

Comme l’avait annoncé le Maire Bruno Beschizza l’an dernier, de nouveaux travaux complémentaires sont à l’étude pour les prochains mois, dont la possibilité d’aménager un rond-point en remplacement des carrefours à feux tricolores.

Un nouvel éclairage pour susciter la vigilance des automobilistes

Ce projet d’aménagement vise également à sécuriser les déplacements de chacun, et à valoriser les déplacements doux tels que le vélo. Ainsi, des bandes cyclables mieux matérialisées permettent désormais de traverser cet axe très fréquenté dans de meilleures conditions.

Pour compléter ce nouveau partage de la chaussée, la Ville a profité de la rénovation du pont pour implanter cet été un nouvel éclairage à LED moins gourmand en électricité et plus performant. Depuis le début du mois de janvier, un éclairage complémentaire des trottoirs et bandes cyclables a aussi été installé afin de réduire la pénombre des trottoirs et de valoriser la présence des cyclistes.

À travers un éclairage bleu, ce dispositif permet de mieux identifier les gilets jaunes de sécurité, équipement obligatoire pour les cyclistes lorsqu’ils se déplacent de nuit, qu’ils soient à la campagne ou en agglomération. Cette couleur atypique vise à interpeller l’attention des automobilistes et à susciter chez eux un comportement de vigilance renforcé à l’égard de ces usagers de la route qui sont particulièrement vulnérables en cas d’accident.

De nouvelles réunions de concertation sur le plan de circulation et de stationnement

Pour le bien-être et la sécurité des habitants, une étude de la circulation a débuté en mars 2016, en concertation avec les Aulnaysiens, prenant en compte l’ensemble des modes de circulation. De nouvelles réunions de quartier se tiendront du 29 janvier au 28 mars 2019.

Aulnay-sous-Bois, en raison des nombreuses routes qui la desservent (A1/A3/A104/N2), est soumise à un important trafic automobile de transit, créant embouteillages, nuisances sonores, pollution et dégradations de chaussée. Les véhicules qui traversent le territoire municipal pour rejoindre d’autres destinations peuvent représenter jusqu’à 50% du trafic de transit aux heures de pointe.

 

Une étude menée depuis près de 3 ans avec les habitants

 

Ainsi, une étude de la circulation menée par la ville et le cabinet spécialisé Egis a débuté en mars 2016, en concertation avec les habitants au travers des conseils de quartier ouverts à tous. Cette étude prend en compte l’ensemble des modes de circulation et s’articule en plusieurs étapes :

  • étude chiffrée sur la circulation et la vitesse automobile dans la ville
  • concertation et expérimentation avec les habitants pour la mise en place de sens de circulation destinés à réduire le trafic de transit
  • concertation avec les habitants pour réaliser des aménagements destinés à réduire la vitesse, améliorer le respect des zones 30, développer les transports collectifs et doux (bus, vélo, trottinette…) et améliorer le stationnement en ville

Au terme de 2 années de réflexion et de concertation, les préconisations étudiées par le cabinet Egis et les habitants sont actuellement testées sur le terrain et évaluées avant de décider ou non de les pérenniser. La concertation avec les riverains qui s’est déroulée en octobre 2018 a donné lieu à des ajustements mis en place depuis la mi-décembre.

 

Plus de 50 réunions de quartier déjà organisées

 

De nouvelles réunions de concertation avec les habitants seront organisées par la ville du 29 janvier au 28 mars 2019. Elles permettront de faire un nouveau bilan des expérimentations en cours et des ajustements réalisés, avec l’aide de comptages effectués avant la mise en place des nouveaux sens de circulation et après leur expérimentation.

Réduire la vitesse et développer les transports plus doux

 

Lorsque les sens de circulation seront arrêtés, la concertation se tournera vers l’aménagement des rues pour réduire la vitesse et améliorer le respect des zones 30, sécuriser les déplacements des piétons aux abords des écoles et des pôles de centralité, mais aussi pour développer l’usage des modes de déplacement doux, tels que le vélo ou la trottinette.

Il s’agira également de renforcer l’attractivité des transports collectifs, tels que le bus, en favorisant leur régularité et en adaptant leur fonctionnement. Ces mesures doivent permettre à terme de réduire l’usage de la voiture pour les déplacements quotidiens en ville.

La réalisation de ces aménagements ne peut avoir lieu qu’après la définition des sens de circulation. En effet, la conception d’aménagements comme des pistes cyclables, des dos d’âne ou du stationnement en chicane a un coût important que la ville ne peut supporter qu’il s’agit de faire, puis de défaire tous les six mois. Selon un dossier du magazine Auto Plus datant de 2014, la réalisation d’un dos d’âne coûte entre 5 000 et 10 000 €, quant aux petits coussins berlinois, leur coût varie entre 2 000 et 3 000 €.

 

Choisissez le design du futur métro d’Aulnay-sous-Bois

Les premières images du métro des lignes 15, 16 et 17 ont été dévoilées début décembre par Île-de-France Mobilités. Jusqu’au 31 décembre, vous pouvez voter pour choisir le visage des rames qui circuleront sur la ligne 16 à Aulnay-sous-Bois d’ici 2024.

Avec 200 km de lignes automatiques et 68 nouvelles gares, le Grand Paris Express est un projet structurant pour l’Île-de-France qui facilitera les déplacements de banlieue à banlieue. Pour l’exploitation des lignes 15, 16 et 17, Île-de-France Mobilités et la Société du Grand Paris ont commandé 183 nouvelles rames qui seront conçues par Alstom.

Avec la climatisation, la vidéoprotection, des prises USB, des outils d’information à bord efficaces, ces nouvelles rames apporteront aux utilisateurs de ces lignes du métro francilien le haut niveau de confort et de sécurité qui est désormais la norme sur l’ensemble des commandes de nouveaux matériels, métros mais aussi Trains, RER, bus ou tramways. Ils incarneront la modernité et le dynamisme de la première région économique d’Europe.

Dès aujourd’hui, et jusqu’au 31 décembre prochain, votez pour choisir le visage des métros qui circuleront sur les lignes 15, 16 et 17. Trois propositions sont proposées aux suffrages des internautes sur le site http://designdevostransports.iledefrance-mobilites.fr.

Un design au service des besoins du voyageur

Accessibles

De larges portes permettent à tous les voyageurs de monter et descendre du train rapidement, sans danger.
L’accès aux Personnes à Mobilité Réduite est possible sur l’intégralité de la rame et des espaces sont réservés aux personnes en fauteuil roulant et aux personnes avec des enfants en poussette ou bagages volumineux.

Confortables

La ventilation, la température et l’éclairage sont contrôlés et modulés suivant l’heure pour créer une ambiance apaisante. De plus, L’éclairage en plateforme est renforcé au moment de la montée et de la descente des voyageurs.
Les parebrises extra larges offrent des vues panoramiques sur le tunnel et les stations.

Modernes et connectés

De larges et nombreux écrans d’information dynamique sont intégrés sur toute la longueur de la rame et l’ensemble de l’information voyageurs est mise en cohérence avec celle du réseau. Des prises USB proposent donc un moyen de recharger son téléphone portable pour continuer à utiliser ses moyens de communication pendant son déplacement. La connexion à Internet sera garantie.

Sécurisés

Des éclairages sous les sièges renforcent la perception d’un espace sécurisé et les rames sont vidéo-protégées à 100%.

Aulnay-sous-Bois dit non au CDG Express

Aulnay, le 13 novembre 2018. Avec l’arrivée du CDG Express, qui sera prioritaire en cas de situation perturbée sur le RER B ou la ligne Ligne K ? © 93600INFOS.fr

Dans le cadre d’une enquête publique sur l’impact environnemental du CDG Express, la Ville d’Aulnay-sous-Bois a remis un avis défavorable au projet de liaison ferroviaire grande vitesse qui menace le fonctionnement des transports du quotidien et le cadre de vie des riverains de la ligne ferroviaire.

Depuis le 22 octobre 2018, la commune d’Aulnay-sous-Bois accueille l’enquête publique relative à la demande d’autorisation environnementale concernant le projet CDG Express, une liaison ferroviaire dont l’objectif est de relier l’Aéroport de Roissy-Charles De Gaulle à Paris en une vingtaine de minutes. 4 trains par heure sont prévus 7 jours sur 7, de 5h à 00h, dont la vitesse de passage sera de plus de 100km/h.

Le 14 novembre dernier, le conseil municipal a rendu un avis défavorable à ce projet. Depuis 2016, le Maire Bruno Beschizza ne cesse d’émettre des doutes quant à l’intérêt de ce projet pour les territoires qu’il traverse. Le CDG Express ne profitera en effet pas à nos villes mais va entrainer de nombreuses nuisances pendant les travaux et risque de perturber le fonctionnement du RER B déjà en dysfonctionnement chronique, mais aussi de la Ligne K qui permet de relier Paris à Crépy-en-Valois et propose une liaison directe à la Gare du nord depuis Aulnay-sous-Bois.

En l’état, Bruno Beschizza indique que « ce projet risque de dégrader le service de transport public global des Sequanodyonisiens, dont la qualité est déjà très perfectible » et a « proposé que la Ville d’Aulnay-sous-Bois rende un avis défavorable à la demande d’autorisation environnementale du CDG Express ».

Selon nos informations, et loin des polémiques politiciennes qu’on pu propager certains coutumiers du fait, le Comité des Usagers du RER B Nord s’est dite « satisfaite » de cette prise de position du Maire d’Aulnay-sous-Bois.

De nouvelles rames sur le RER B d’ici 2025

La ligne B du RER constitue une épine dorsale du réseau de transport francilien sur l’axe Nord-Sud. Cette ligne, qui assure jusqu’à 900 000 voyages par jour, revêt une importance majeure pour le fonctionnement de la région Ile-de-France.

C’est pourquoi, dans le prolongement de ses investissements sans précèdent pour offrir une meilleure qualité de service aux Franciliens sur toutes les lignes de la Région, Île-de-France mobilités, avec la RATP et SNCF, a décidé en juillet 2016 d’accélérer le remplacement des trains actuellement en circulation par un matériel plus capacitaire, performant, confortable et adapté aux contraintes d’exploitation de la ligne, initialement prévu à partir de 2029-2030.

Peu avant l’été, un marché public a été lancé par la Région Île-de-France afin d’acquérir 180 éléments « MING » (Matériel Interconnecté de Nouvelle Génération) dont les premières livraisons sont attendues en 2024 en vue d’une mise en service commerciale dès 2025. Le lancement de cet appel d’offre concrétise un peu plus la « Révolution des transports » amorcée depuis 2016 par Valérie Pécresse, nouvelle présidente de la Région Île-de-France.

La Ville d’Aulnay-sous-Bois lance des expérimentations pour fluidifier la circulation et adapter le stationnement

10 modifications de sens de circulation sont récemment entrées en vigueur. La Ville invite les habitants à exprimer leurs ressentis et leurs propositions. © 93600INFOS.fr

Depuis un mois, la municipalité a mis en place plusieurs expérimentations, traduisant ainsi en actes les préconisations formulées à l’issue de deux ans d’études et de concertation autour de la circulation et du stationnement à Aulnay-sous-Bois.

Le positionnement de la Ville d’Aulnay-sous-Bois dans l’axe stratégique du grand Le Bourget / Roissy lui pose l’avantage d’être desservies par de nombreux axes autoroutiers. Mais cet avantage a aussi l’inconvénient d’attirer un important trafic automobile, particulièrement de transit, créant embouteillages, nuisances sonores, pollution et dégradation des chaussées.

Aux heures de pointes, les véhicules qui traversent le territoire municipal pour rejoindre d’autres destinations via l’A1, l’A3 ou encore l’A104 peuvent représenter jusqu’à 50 % du trafic.

Réduire le trafic de transit

Pour résoudre ce problème, qui s’est accentué avec le développement des usages de GPS tels que Waze, la municipalité a engagé en mars 2016 une vaste étude pour repenser le plan de circulation et de stationnement de la ville en fonction des usages d’aujourd’hui et des grands projets de demain.

Plusieurs rues ont été mises en sens unique pour contrer le trafic de transit, et améliorer la circulation dans certaines voies étroites.

Cette étude, menée durant 24 mois en concertation avec les aulnaysiens au travers notamment des conseils de quartier, entre à présent dans sa phase opérationnelle pour expérimenter les préconisations exprimées. Depuis la fin du mois de mai, les propositions formulées sont progressivement appliquées sur le terrain et faire l’objet de tests. Deux vagues d’aménagements sont intervenues le 29 mai et le 26 juin dernier.

Une nouvelle concertation à la rentrée à l’issue des expérimentations

Chaque aménagement sera examiné avec les riverains dans les conseils de quartier, à partir de septembre 2018, avant de décider ou non de son maintien. Afin d’étayer les ressentis, une étude plus technique est menée durant tout le processus d’expérimentation : comptage des véhicules avant modification, information aux riverains et mise en place, comptages au bout de trois mois et de six mois, échanges en conseil de quartier sur les expérimentations et enfin bilan avec la pérennisation, l’adpatation ou la suppression des installations.

Les propositions d’aménagement sont assez conséquentes, avec la création ou l’inversion de plusieurs sens uniques, la création de deux nouveaux giratoires, le projet de prolongement ou de création de sept nouvelles voies, création de quarante-huit aménagements pour limiter la vitesse, ou encore modification du stationnement en faveur de la circulation des bus. Il est également prévu une extension des zones 30.

Quels aménagements sont prévus ?

De manière très concrète, 10 modifications du sens de circulation sont récemment entrées en vigueur (voir ci-dessous). C’est également à partir de ces préconisations que des capteurs ont été mis en place depuis plusieurs mois pour réguler les feux tricolores du carrefour de l’Europe en fonction de la circulation. La création d’une troisième voie sur le pont de la croix-blanche dès cet été, puis d’un rond-point l’an prochain, fait aussi partie des mesures qui seront mises en place.

 

 

 

Deux ans de concertation avec les habitants pour co-élaborer des améliorations

Une concertation a été menée depuis mars 2016 pour repenser la circulation et le stationnement dans la ville. © 93600INFOS.fr

Depuis mars 2016, la Ville d’Aulnay-sous-Bois a engagé une concertation pour construire avec les habitants et un cabinet d’études spécialisé, un plan de circulation et de stationnement répondant aux différentes problématiques rencontrées dans la commune.

Aulnay-sous-Bois, en raison des nombreuses routes nationales et départementales qui la desservent, est soumise à un important trafic automobile, créant embouteillages, nuisances sonores, pollution et dégradations de chaussée. Aux heures de pointe, les véhicules qui traversent le territoire municipal pour rejoindre d’autres destinations peuvent représenter jusqu’à 50% du trafic de transit aux heures de pointe.

Plus de 40 réunions publiques et des centaines d’heures d’entretiens

Pour le bien-être et la sécurité des habitants, une étude de la circulation a débuté en mars 2016, en concertation avec les Aulnaysiens, prenant en compte l’ensemble des modes de circulation. Plus de 40 réunions publiques ont été organisées, des centaines d’heures d’entretien avec les associations et les riverains, 25 courriers sondages et 51 campagnes de comptages trafic et vitesse ont été menées dans le cadre de cette concertation.

Au terme de ces deux années de réflexion et de concertation, les préconisations vont être testés plusieurs mois sur le terrain et évalués. Après 6 mois de phase de test, chaque aménagement sera examiné avec les riverains en conseil de quartier avant de décider de son maintien ou non.

Cette nouvelle phase de réflexion se reposera sur des comptages des véhicules réalisés avant modification, et au bout de 3 et 6 mois après mise en place. D’ici l’organisation des réunions de quartier, les habitants peuvent dès à présent exprimer leur avis par e-mail via l’adresse experimentation.circulation@aulnay-sous-bois.fr.

 

 

Le Pont de la Croix-Blanche fermé pour deux mois de travaux

En 2019, un giratoire sera aménagé après le pont afin de mieux réguler la circulation sur le Pont de la Croix-Blanche. @copy; 93600INFOS.fr

Depuis début juillet, le Pont de la Croix-Blanche est fermé à la circulation afin de permettre la création d’une troisième voie pour fluidifier la circulation. La circulation restera coupée pendant les deux mois de travaux.

Des travaux vont être menés jusqu’au 31 août 2018 sur le Pont de la Croix-Blanche pour créer une voie supplémentaire dans le sens nord > sud. Elle permettra de fluidifier le trafic aux heures de pointe, sur un axe aujourd’hui saturé avec le trafic des quelques 7 500 véhicules quotidiens, qu’il s’agisse notamment des voitures, camions ou bus.

Les automobilistes qui empruntent le Pont de la Croix Blanche aux heures de pointe, entre 17h et 19h30, sont en effet quotidiennement coincés dans des bouchons. En réduisant les risques de bouchons, la Ville espère réduire la pollution émise par les véhicules, nuisant ainsi au cadre de vie des riverains en contrebas du pont et aux nombreux piétons qui empruntent chaque jour cet itinéraire desservant notamment le lycée Jean Zay pour les habitants du sud d’Aulnay-sous-Bois.

7 500 véhicules par jour

Fluidifier le trafic apparaissait donc nécessaire. La Ville a ainsi lancé il y a quelques mois une étude de faisabilité pour dédoubler la voie nord-sud sur la partie du pont la plus récente. Les travaux sont prévus pour se dérouler pendant la période estivale afin de minimiser la gêne occasionnée. Durant toute la période des travaux, des déviations sont mises en place via le pont Maillard près de la gare RER, et via le Pont des Peupliers à Sevran, derrière la zone industrielle de Chanteloup. Les piétons et les cyclistes, avec le pied à terre, peuvent également emprunter le Pont de la Croix-Blanche durant toute la durée des travaux.

Pour réaliser cette 3ème voie, le terre-plein central du pont sera réduit. Le chantier prévoit également un renouvellement du mobilier urbain, dont les éclairages et les barrières de sécurité pour les piétons. « Le mobilier urbain retenu contribuera à l’embellissement de la ville. Un éclairage plus performant sera déployé » détaillent les services de la ville. Dans un an, à l’été 2019, un double giratoire sera aménagé en lieu et place du carrefour à feux tricolores actuellement en service au sud du pont. « Il bénéficiera d’un aménagement paysager avec pose d’arbustes et de fleurs, toujours dans un souci d’embellissement » rappelle la Ville.

Une troisième voie va être aménagée dès cet été sur la partie la plus récente du pont. © DR