La Ville d’Aulnay-sous-Bois lance des expérimentations pour fluidifier la circulation et adapter le stationnement

10 modifications de sens de circulation sont récemment entrées en vigueur. La Ville invite les habitants à exprimer leurs ressentis et leurs propositions. © 93600INFOS.fr

Depuis un mois, la municipalité a mis en place plusieurs expérimentations, traduisant ainsi en actes les préconisations formulées à l’issue de deux ans d’études et de concertation autour de la circulation et du stationnement à Aulnay-sous-Bois.

Le positionnement de la Ville d’Aulnay-sous-Bois dans l’axe stratégique du grand Le Bourget / Roissy lui pose l’avantage d’être desservies par de nombreux axes autoroutiers. Mais cet avantage a aussi l’inconvénient d’attirer un important trafic automobile, particulièrement de transit, créant embouteillages, nuisances sonores, pollution et dégradation des chaussées.

Aux heures de pointes, les véhicules qui traversent le territoire municipal pour rejoindre d’autres destinations via l’A1, l’A3 ou encore l’A104 peuvent représenter jusqu’à 50 % du trafic.

Réduire le trafic de transit

Pour résoudre ce problème, qui s’est accentué avec le développement des usages de GPS tels que Waze, la municipalité a engagé en mars 2016 une vaste étude pour repenser le plan de circulation et de stationnement de la ville en fonction des usages d’aujourd’hui et des grands projets de demain.

Plusieurs rues ont été mises en sens unique pour contrer le trafic de transit, et améliorer la circulation dans certaines voies étroites.

Cette étude, menée durant 24 mois en concertation avec les aulnaysiens au travers notamment des conseils de quartier, entre à présent dans sa phase opérationnelle pour expérimenter les préconisations exprimées. Depuis la fin du mois de mai, les propositions formulées sont progressivement appliquées sur le terrain et faire l’objet de tests. Deux vagues d’aménagements sont intervenues le 29 mai et le 26 juin dernier.

Une nouvelle concertation à la rentrée à l’issue des expérimentations

Chaque aménagement sera examiné avec les riverains dans les conseils de quartier, à partir de septembre 2018, avant de décider ou non de son maintien. Afin d’étayer les ressentis, une étude plus technique est menée durant tout le processus d’expérimentation : comptage des véhicules avant modification, information aux riverains et mise en place, comptages au bout de trois mois et de six mois, échanges en conseil de quartier sur les expérimentations et enfin bilan avec la pérennisation, l’adpatation ou la suppression des installations.

Les propositions d’aménagement sont assez conséquentes, avec la création ou l’inversion de plusieurs sens uniques, la création de deux nouveaux giratoires, le projet de prolongement ou de création de sept nouvelles voies, création de quarante-huit aménagements pour limiter la vitesse, ou encore modification du stationnement en faveur de la circulation des bus. Il est également prévu une extension des zones 30.

Quels aménagements sont prévus ?

De manière très concrète, 10 modifications du sens de circulation sont récemment entrées en vigueur (voir ci-dessous). C’est également à partir de ces préconisations que des capteurs ont été mis en place depuis plusieurs mois pour réguler les feux tricolores du carrefour de l’Europe en fonction de la circulation. La création d’une troisième voie sur le pont de la croix-blanche dès cet été, puis d’un rond-point l’an prochain, fait aussi partie des mesures qui seront mises en place.

 

 

 

Deux ans de concertation avec les habitants pour co-élaborer des améliorations

Une concertation a été menée depuis mars 2016 pour repenser la circulation et le stationnement dans la ville. © 93600INFOS.fr

Depuis mars 2016, la Ville d’Aulnay-sous-Bois a engagé une concertation pour construire avec les habitants et un cabinet d’études spécialisé, un plan de circulation et de stationnement répondant aux différentes problématiques rencontrées dans la commune.

Aulnay-sous-Bois, en raison des nombreuses routes nationales et départementales qui la desservent, est soumise à un important trafic automobile, créant embouteillages, nuisances sonores, pollution et dégradations de chaussée. Aux heures de pointe, les véhicules qui traversent le territoire municipal pour rejoindre d’autres destinations peuvent représenter jusqu’à 50% du trafic de transit aux heures de pointe.

Plus de 40 réunions publiques et des centaines d’heures d’entretiens

Pour le bien-être et la sécurité des habitants, une étude de la circulation a débuté en mars 2016, en concertation avec les Aulnaysiens, prenant en compte l’ensemble des modes de circulation. Plus de 40 réunions publiques ont été organisées, des centaines d’heures d’entretien avec les associations et les riverains, 25 courriers sondages et 51 campagnes de comptages trafic et vitesse ont été menées dans le cadre de cette concertation.

Au terme de ces deux années de réflexion et de concertation, les préconisations vont être testés plusieurs mois sur le terrain et évalués. Après 6 mois de phase de test, chaque aménagement sera examiné avec les riverains en conseil de quartier avant de décider de son maintien ou non.

Cette nouvelle phase de réflexion se reposera sur des comptages des véhicules réalisés avant modification, et au bout de 3 et 6 mois après mise en place. D’ici l’organisation des réunions de quartier, les habitants peuvent dès à présent exprimer leur avis par e-mail via l’adresse experimentation.circulation@aulnay-sous-bois.fr.

 

 

Le Pont de la Croix-Blanche fermé pour deux mois de travaux

En 2019, un giratoire sera aménagé après le pont afin de mieux réguler la circulation sur le Pont de la Croix-Blanche. @copy; 93600INFOS.fr

Depuis début juillet, le Pont de la Croix-Blanche est fermé à la circulation afin de permettre la création d’une troisième voie pour fluidifier la circulation. La circulation restera coupée pendant les deux mois de travaux.

Des travaux vont être menés jusqu’au 31 août 2018 sur le Pont de la Croix-Blanche pour créer une voie supplémentaire dans le sens nord > sud. Elle permettra de fluidifier le trafic aux heures de pointe, sur un axe aujourd’hui saturé avec le trafic des quelques 7 500 véhicules quotidiens, qu’il s’agisse notamment des voitures, camions ou bus.

Les automobilistes qui empruntent le Pont de la Croix Blanche aux heures de pointe, entre 17h et 19h30, sont en effet quotidiennement coincés dans des bouchons. En réduisant les risques de bouchons, la Ville espère réduire la pollution émise par les véhicules, nuisant ainsi au cadre de vie des riverains en contrebas du pont et aux nombreux piétons qui empruntent chaque jour cet itinéraire desservant notamment le lycée Jean Zay pour les habitants du sud d’Aulnay-sous-Bois.

7 500 véhicules par jour

Fluidifier le trafic apparaissait donc nécessaire. La Ville a ainsi lancé il y a quelques mois une étude de faisabilité pour dédoubler la voie nord-sud sur la partie du pont la plus récente. Les travaux sont prévus pour se dérouler pendant la période estivale afin de minimiser la gêne occasionnée. Durant toute la période des travaux, des déviations sont mises en place via le pont Maillard près de la gare RER, et via le Pont des Peupliers à Sevran, derrière la zone industrielle de Chanteloup. Les piétons et les cyclistes, avec le pied à terre, peuvent également emprunter le Pont de la Croix-Blanche durant toute la durée des travaux.

Pour réaliser cette 3ème voie, le terre-plein central du pont sera réduit. Le chantier prévoit également un renouvellement du mobilier urbain, dont les éclairages et les barrières de sécurité pour les piétons. « Le mobilier urbain retenu contribuera à l’embellissement de la ville. Un éclairage plus performant sera déployé » détaillent les services de la ville. Dans un an, à l’été 2019, un double giratoire sera aménagé en lieu et place du carrefour à feux tricolores actuellement en service au sud du pont. « Il bénéficiera d’un aménagement paysager avec pose d’arbustes et de fleurs, toujours dans un souci d’embellissement » rappelle la Ville.

Une troisième voie va être aménagée dès cet été sur la partie la plus récente du pont. © DR

 

 

L’association Aulnay Environnement propose de supprimer des places de stationnement avenue Dumont (MAJ)

L’avenue Dumont, aujourd’hui en sens unique, est fréquentée quotidiennement par de nombreuses voitures et bus. © 93600INFOS.fr

Pour créer une piste cyclable en contre sens, l’association Aulnay Environnement propose au Maire de supprimer des places de stationnement avenue Dumont.

Alors que la Ville lance depuis quelques semaines des expérimentations liées au nouveau plan de circulation et de stationnement, une association suggère de supprimer du stationnement dans une zone en tension : l’avenue Dumont.

Un article a en effet été mis en ligne fin mai sur le site internet de l’association Aulnay Environnement concernant le plan de circulation et de stationnement actuellement en expérimentation par la municipalité.

« Nous n’avons pas fait d’objections aux différentes expérimentations qui vont être mises en œuvre dans le but d’apaiser la circulation. Nous avons cependant fait remarquer que les déplacements automobiles allaient être plus longs, ce qui d’un point de vue environnemental, ne constitue pas un progrès. Il est triste que les comportements incivils conduisent à ce genre de mesure » explique l’association au sujet de ces expérimentations. Il s’agit hélas du prix à payer pour sécuriser et fluidifier les déplacements de chacun, qu’il s’agisse des automobilistes, cyclistes, piétons ou usagers des transports en commun. C’est également et surtout une conséquence du trafic de transit particulièrement présent à Aulnay-sous-Bois. Près de 50% du trafic en heure de pointe résulte de ces usagers qui transitent par la ville pour relier une autoroute à leur domicile.

40 places seraient à supprimer

De plus, l’association suggère également d’accentuer la place réservée aux vélos dans la ville en renvoyant son lectorat vers un « plan participatif (des) améliorations cyclables possibles ». Ce plan accessible ici contient de petites suggestions destinées à fluidifier la circulation des deux-roues : des « tourne à droite » à certains feux rouges identifiés, ou plus simplement des réfections de peinture sur pistes cyclables.

Mais il contient aussi des suggestions plus étonnantes, comme la suppression de places de stationnement sur l’avenue Dumont afin de créer une piste cyclable pour permettre aux cyclistes de remonter l’avenue en contre sens, jusqu’à la gare.

L’association propose ainsi la suppression d’environ 40 places en hyper-centre, à deux pas de la gare, de commerces de proximité et du marché forain alors que le quartier est déjà en manque de stationnement, particulièrement les jours de marché. Un comble pour les riverains, mais aussi pour les seniors qui se garent dans cette rue pour faire leurs courses quotidiennes, rejoindre le CMES Louis Pasteur, l’Hôpital Privé de l’Est Parisien ou encore les différents services de proximité.

Bien heureusement, cette suggestion ne fait pas partie des expérimentations mises en place par la Ville. Si la circulation des vélos mérite évidemment une attention particulière afin de sécuriser et développer les déplacements doux, il convient naturellement de prendre en considération l’ensemble des formes de mobilité avant de s’agiter. Ceci permet de prendre de décisions pragmatiques et non d’imposer des mesures dogmatiques. On appelle cela l’intérêt général.

MAJ le mardi 17 juillet 2018 à 17h22 : Dans une lettre ouverte publiée hier sur son site internet, l’association Aulnay Environnement accuse 93600INFOS.fr d’avoir « fabriqué une fausse information ». L’association affirme que la rédaction de 93600INFOS.fr « se sent investi d’une mission : saisir toutes les occasions de discréditer Aulnay Environnement en se lançant dans la production de fausses informations ». Nous condamnons ces accusations graves et mensongères.

Nous maintenons que le « plan participatif (des) améliorations cyclables possibles » émane du site internet de l’association Aulnay Environnement, qui n’est peut-être pas à l’initiative de ce plan. Néanmoins, cette association en assure la promotion. Sur le fond du sujet, à savoir la proposition de supprimer des places de stationnement sur l’avenue Dumont, voici quelques éléments factuels pour répondre aux affirmations mensongères de l’association :

  • Selon Aulnay Environnement, 93600INFOS.fr « transforme la proposition d’un « va tout droit » pour les cyclistes en proposition de suppression de places de parking »
    FAUX : L’annotation du plan, mise en exergue dans notre article grâce à une capture d’écran, mentionne bien la création d’un « sens inverse » et la « mise à disposition d’un aménagement vélo à contre sens unique » comprenant une « zone 30 » et la « suppression du stationnement ».
  • Selon Aulnay Environnement, 93600INFOS.fr « donner un chiffrage qui n’apparaît dans aucun document »
    VRAI : A notre connaissance, aucun document technique ne mentionne ce chiffrage. Cette donnée provient d’une constatation de terrain réalisée par notre rédaction le 29 juin 2018 en soirée. Le stationnement sur chaussée le long de l’avenue comprend en effet une quarantaine de places, sur la partie située entre le Boulevard du Général Gallieni et l’avenue du 14 juillet. Plus de 50 places sont concernées si un tel aménagement venait a être proposé jusqu’au rond-point Dunant par l’association, ou l’un de ses membres.

 

Le gouvernement fixe le nouveau calendrier du Grand Paris Express

La Gare d’Aulnay, sur la ligne 16 du futur métro automatique, sera mise en service en 2024. © Agence Beckmann NThépé

A l’occasion d’une conférence de presse, le gouvernement a assuré ce jeudi matin que l’ensemble du réseau du Grand Paris Express sera réalisé « à l’horizon 2030 », mais a prévenu que plusieurs lignes seront retardées de deux ou trois ans. Une économie de 10% est aussi réclamée par Matignon. Aulnay-sous-Bois devrait avoir sa gare en 2024.

Depuis l’été, l’exécutif gouvernemental s’inquiète du « dérapage » des coûts de ces 200 kilomètres de lignes, 68 gares et 7 centres techniques qui composeront demain le Grand Paris Express, ce gigantesque super métro automatique. La facture prévisionnelle du chantier, réalisé à 90 % en grande profondeur, est passée de 19 milliards d’euros en 2010 à plus de 35 milliards d’euros aujourd’hui, au fil des réévaluations et de l’intégration de provisions pour risques et aléas. Le Premier Ministre Edouard Philippe avait engagé en janvier une concertation avec les élus d’Île-de-France pour les préparer à une révision du calendrier.

Le gouvernement maintient finalement deux « priorités » pour une mise en service « à l’horizon 2024 », avec néanmoins une promesse : achever l’ensemble de ce réseau de métro automatique « à l’horizon 2030 » et rendre sa réalisation « totalement irréversible ». Le gouvernement souhaite redonner de « la robustesse » au projet grâce à « une très forte mobilisation de l’Etat ». Il demande aussi de faire baisser le coût global du chantier de 10 %.

Le chantier du puits d’essai de la ligne 16 s’est achevé cet automne à Aulnay-sous-Bois. © Société du Grand Paris / Gérard Rollando

Priorité aux lignes qui seront très fréquentées et aux JO

La première priorité concerne les lignes « qui bénéficient au plus grand nombre de Franciliens » : la ligne 15 sud, les extensions de la ligne 14 au nord et au sud de Paris, et le tronçon commun des lignes 16 et 17 entre Saint-Denis-Pleyel et Le Blanc-Mesnil. Ces trois dernières sont de surcroît « nécessaires pour le bon déroulement des Jeux olympiques de 2024 » a rappelé le Premier Ministre. La réalisation du Grand Paris Express était un des arguments phares de la candidature de Paris aux JO.

Deuxième priorité pour 2024 : la ligne 16 entre Le Bourget-RER et la future gare de Clichy-Montfermeil. Ce tronçon, qui passera notamment par la future Gare d’Aulnay sur l’ex-RN2, est très attendu pour désenclaver les communes de la banlieue de l’est parisien. En novembre 2017, le président Emmanuel Macron avait confirmé en personne à Clichy-sous-Bois « l’objectif de 2024 » pour l’arrivée du métro.

La ligne 17 sera saucissonnée jusqu’en 2030, les autres lignes seront recalées

Pour les autres lignes, le calendrier sera « recalé » a expliqué le Premier Ministre, en compagnie de la Ministre des Transports Elisabeth Borne. En clair, des chantiers démarreront plus tard et des lignes seront livrées deux ou trois ans plus tard que prévu. A titre d’exemple, le prolongement de la 16 jusqu’à Noisy-Champs sera réalisé « au plus tard en 2030 ».

La ligne 17 devrait rallier le Triangle de Gonesse, et le futur projet décrié Europa City, « au plus tard en 2027 » puis son terminus du Mesnil-Amelot « en 2030 ». La desserte par la ligne 17 de la gare du Bourget-Aéroport, stratégique pour les JO, sera réalisée pour 2024 si c’est « techniquement possible ». Dans le cas contraire, ces sites olympiques du territoire Paris Terres d’Envol seront desservis « par un service de navettes ».

Le CDG Express doit permettre de relier la gare de l’Est à l’aéroport de Roissy en 20 minutes. © Silvio d’Ascia Architecture

Pas un mot sur les transports actuels, ni sur les inquiétudes liées au CDG Express

Ces modifications de calendrier du Grand Paris Express auraient pu donner l’occasion au gouvernement d’inclure les transports actuels dans le grand projet du siècle pour la région parisienne. Si des correspondances sont bien prévues entre les lignes actuelles et les futures, notamment au Bourget entre le RER B, le Tram 11 et les lignes 16 et 17, aucun moyen supplémentaire n’a été évoqué pour accélérer la modernisation du réseau existant pourtant défaillant. Malgré l’investissement massif de la région depuis quelques années, le RER B ne verra pas plus de moyens déployés par l’Etat, alors même que le CDG Express passera à ses côtés. Le chantier de cette ligne express qui reliera Paris-Gare de l’Est à l’Aéroport Roissy-Charles De Gaulle en 2020 minutes dès 2023 doit débuter cette année. Les usagers de la Ligne K sont pourtant très inquiets de ce projet qui passera sur les voies habituelles de la Ligne K, et celles employées par le RER B en cas de problème (ce qui est fréquent), entre Saint-Denis et Mitry-Claye. Des voies déjà encombrées… qui seront saturées par un projet voué à l’échec dès sa conception, mais qui coûtera 2 milliards d’euros.

 

A LIRE AUSSI dans Le Monde : Le Charles-de-Gaulle Express, « un projet voué à l’échec dès sa conception »

POUR ALLER PLUS LOIN, A LIRE dans Le Monde : Grand Paris Express : le gouvernement fixe le nouveau calendrier du chantier

 

Plan neige et verglas : près de 150 agents mobilisés à Aulnay-sous-Bois

Le premier épisode neigeux a entrainé quelques perturbations sur toute l’Île-de-France ce mardi. La situation devrait revenir à la normale demain en fin de journée. © Alexandre CONAN

Depuis hier, l’Île-de-France connaît son premier épisode neigeux de la saison hivernale. Loin d’être exceptionnel, ce phénomène nécessite la mobilisation des collectivités pour entretenir le réseau routier et sécuriser les abords des équipements publics. A Aulnay-sous-Bois, 150 agents municipaux sont mobilisés depuis hier après-midi.

C’est l’hiver, il neige ! Rien de bien exceptionnel, de nombreuses régions de notre pays se recouvrent peu à peu d’un fin manteau blanc depuis lundi matin. Une dizaine de centimètres de neige sont tombés en 24h sur une grande partie de l’Île-de-France, en particulier au nord de Paris. La Ville d’Aulnay-sous-Bois n’échappe pas à ce premier épisode neigeux de l’année.

Un retour à la normal prévu ce mercredi

La région est placée en vigilance orange jusqu’à demain midi, mercredi 7 février. La neige devrait encore tomber une grande partie de la nuit et poursuivre sa progression sur le pays jusqu’en milieu de journée. Dès 13h, le soleil devrait faire son retour accompagné d’une légère hausse des températures, de quoi faire fondre la neige. Et ceci avant un bref retour possible des flocons dans la journée de vendredi.

D’ici là, les services municipaux sont mobilisés pour saler et déneiger les routes afin de permettre à chacun de circuler en ville sans trop de difficultés. « Dans le cadre du plan « Neige/Verglas », 142 agents sont déployés depuis hier sur la Ville. Deux balayeuses ont pour mission de déneiger et saler les voiries prioritaires. 17 patrouilles et 104 agents sont mises en places pour traiter des zones définies en amont, prioritairement aux abords des équipements publics (mairies annexes, écoles, gymnases, services culturels et de santé…) » précise la ville. « Des opérations de vérifications sont menées régulièrement pour vérifier la situation et faire un état des lieux » est-il précisé sur la Page Facebook de la Ville.

Poids lourds interdits de circulation et vitesse limitée

Dès mardi après-midi, des mesures de restriction ont été prises concernant la circulation des poids lourds, qui a notamment été interdite sur les grands axes de la région par la Préfecture du Police de Paris, ceci afin de limiter les risques d’accident. D’autres mesures, tels qu’un abaissement de la vitesse à 80km/h et l’interdiction de la circulation des transports scolaires, ont aussi été prises. Du côté des transports en commun, la circulation des bus est interrompue depuis la fin de journée à Paris et en banlieue. Toutefois, peu de perturbations concernant le réseau ferré. Le RER B et la ligne K fonctionnaient relativement bien ce mardi, à l’exception de quelques retards liés à des incidents d’exploitation en début de service.

Politique de la Ville : Bruno Beschizza espère que les annonces de Macron « ne sont pas juste un écran de fumée »

A Tourcoing, le Président de la République Emmanuel Macron a tenu à rassurer les acteurs locaux. © Elysée

En déplacement à Tourcoing, le Président de la République a fait ce mardi une série d’annonces à destination des quartiers populaires. Réaction de Bruno Beschizza, Maire d’Aulnay-sous-Bois

Ce mardi, le Président de la République Emmanuel Macron était en déplacement à Tourcoing pour une visite sur le thème de la Politique de la Ville. Le chef de l’Etat s’est ainsi exprimé sur les inquiétudes des Maires et acteurs locaux sur les questions de rénovation urbaine et de développement des territoires populaires. Pas d’énième « plan Marshall » pour les banlieues, le Président s’est surtout contenté de rappeler des réformes déjà lancées, pour améliorer la sécurité au quotidien, lutter contre la radicalisation, l’enfermement des territoires ou encore réduire les discriminations. Il faut dire que depuis 40 ans, la République tente de traiter les problématiques présentes dans les quartiers populaires et de se rapprocher d’une population qui se sent éloignée des pouvoirs publics.

La « séquence banlieue », une opération communication

Comme le rappellent nos confrères du Monde, « au cours de ces derniers mois, Emmanuel Macron et son gouvernement ont pris une série de décisions dont les effets sont très négatifs pour les quartiers populaires : réduction des APL compensée par les HLM, diminution du nombre de contrats aidés, restrictions budgétaires pour les collectivités et les services publics… Face aux réactions que cela a suscitées, la « séquence banlieue » – comme l’appellent les communicants – est d’abord une opération de communication destinée à montrer à l’opinion publique la sollicitude du gouvernement envers ces quartiers. »

Un bon diagnostic sur la « faillite de la République », un silence sur le financement

Pour Bruno Beschizza, Maire d’Aulnay-sous-Bois et Président de Paris Terres d’Envol, « le Président de la République a réalisé un bon diagnostic sur la faillite de la République dans les quartiers populaires. Son discours contient de nombreuses annonces intéressantes : procédures d’éloignements des dealers, subventionnement du permis de conduire pour les jeunes, expérimentation des emplois francs, majoration de 30% du complément de mode de garde pour les parents isolés, doublement des maisons de santé, obligation d’insertion d’un volet petite enfance dans les programmes ANRU… Sécurité, emploi, insertion, éducation, lien social, santé : le Président a passé en revue les ingrédients indispensables pour reconstruire des quartiers oubliés depuis trop longtemps. »

L’édile s’inquiète toutefois sur le financement de ces futures mesures dont le plan n’a pas été abordé par le chef de l’Etat. Bruno Beschizza « s’interroge également sur l’annonce de ne limiter certaines aides qu’aux seuls quartiers prioritaires Politique de la Ville et craint que cette mesure ne fasse qu’accroître les inégalités au sein d’un même territoire, d’une même ville ou d’un même quartier ».

Le calendrier de réalisation de la ligne 16 du Grand Paris Express confirmé

Si le Maire d’Aulnay-sous-Bois « tient tout particulièrement à saluer l’annonce présidentielle confirmant le calendrier de réalisation de la ligne 16, une attente forte des élus locaux du territoire mais aussi des habitants pour réussir leur désenclavement et leur ouvrir de nouveaux horizons », il espère cependant « que ce grand discours fondateur n’est pas juste un écran de fumée ». « Que de temps perdu pour un Président de la République qui veut nous faire oublier qu’il était Secrétaire Général-Adjoint à l’Elysée puis Ministre de l’Economie à l’époque où les crédits de l’ANRU 2 n’ont jamais été débloqués » conclut le premier magistrat de la Ville.

 

 

La Politique de la Ville, késako ?

Selon le site internet du Ministère de la Cohésion des Territoires, la « Politique de la Ville vise à réduire les écarts de développement au sein des villes, à restaurer l’égalité républicaine dans les quartiers défavorisés et à améliorer les conditions de vie de leurs habitants. (…) Elle requiert l’appui de tous les acteurs concernés pour agir sur tous les leviers : éducation, développement social et culturel, revitalisation économique, emploi, renouvellement urbain et amélioration du cadre de vie, sécurité, citoyenneté et prévention de la délinquance, santé. (…) Elle repose aussi plus largement sur la mobilisation des organismes publics, bailleurs sociaux, caisses d’allocations familiales, associations. »

De manière plus concrète, à Aulnay-sous-Bois, la Politique de la Ville se traduit par des actions dans les quartiers dits « prioritaires » (Rose des Vents, Gros Saule, Mitry/Ambourget) en matière de rénovation urbaine (ANRU 1 à la Rose des Vents, ANRU 2 dans les quartiers Mitry/Ambourget – Gros Saule), d’accès à l’éducation et la culture (dispositif « Le Louvre Chez Vous »), d’accès à la citoyenneté (Contrat de Ville et Conseil Citoyen).

 

La Ville aménage une nouvelle place près de la gare SNCF

Une nouvelle place est en en train d’être réalisée près de la gare routière nord. AU programme : végétalisation, nouveau mobilier urbain et fresque géante.

Longtemps abandonné, l’aménagement des abords de la gare SNCF nord fait partie de l’une des priorités de l’équipe municipale en place. L’an dernier, le passage souterrain a été rénové, embelli, sécurisé et rendu accessible par la Ville d’Aulnay-sous-Bois et la Région Île de France.

Depuis le début de l’été, la Ville s’est attaqué à la gare routière nord avec la démolition d’une verrue urbaine en entrée de Ville. Un vieux fast-food désaffecté a été retiré et a permis à la Ville d’aménager un espace public ouvert sur le quartier.

Ce chantier de réaménagement a un coût de 500 000€ pour la Ville, dont près de la moitié sont pris en charge par la Région Île de France et Île de France Mobilités. Au programme de ce réaménagement, une voie publique élargie et une traversée des piétons sécurisée. Un parvis est en cours de réalisation et sera agrémenté d’une végétalisation. Pour prolonger cet espace de verdure qui permettra aux habitants des rues alentours de respirer, une fresque est en cours de réalisation sur le mur d’une habitation voisine. Deux street-artistes travaillent sur ce mur sur lequel est en train d’apparaître une serre végétalisée rappelant sensiblement l’architecture des anciennes halles alimentaires du centre-ville. Cette œuvre a également des allures proches de la serre du « jardin des plantes » installé à Paris. Un nouveau mobilier urbain est prévu (lampadaires, bancs, potelets…).

L’espace avant le réaménagement. © Google Maps

Depuis quelques jours, pouvons constater les yeux médusés des passants qui admirent la réalisation de cette fresque. « Ah c’est beau, j’espère que les gens respecteront ce que la Ville fait pour eux » nous confie Michèle, jeune retraitée qui fréquente régulièrement la gare routière nord pour ses retrouver ses petits enfants. « On ne peut que saluer cette initiative du Maire et des services municipaux qui met en avant les espaces verts et la culture » poursuit-elle.

Pour Simon, jeune étudiant en droit, cette nouveauté « marque un peu plus l’embellissement de la Ville depuis quelques années. Cette réalisation montre bien qu’Aulnay n’est pas qu’une Ville où les voitures brûlent et où les jeunes s’affrontent avec la police. J’ai récemment accueilli quelques amis parisiens dans un restaurant japonais du boulevard de Strasbourg. Ils ont été très surpris de voir une Ville aussi entretenue, pavillonnaire et accueillante. Pour les gens qui connaissent pas Aulnay, notre Ville est trop souvent réduite à des rues et immeubles sans vie, théâtre d’affrontements, visible dans les médias » regrette t-il.

Quel avenir pour la ligne 16 du Grand Paris Express ?

A Aulnay-sous-Bois, le Grand Paris Express représente une gare de la ligne 16 sur l’ex-RN2 et le centre d’exploitation des lignes 16 et 17 sur le site PSA. © Groupe 6 / Kersale

Le Gouvernement s’apprêterait à réduire les fonds affectés à la réalisation des lignes du Grand Paris Express. En cause, une augmentation du coût des chantiers que l’Etat ne souhaiterait pas assumer. La réalisation des lignes 16 et 17 pourrait être repoussée, voire abandonnée.

Et si le Grand Paris Express devenait le Petit Paris au Rabais ? C’est ce que craignent de nombreux élus locaux face à la persistance des rumeurs concernant des reports de calendrier dans la réalisation des lignes du futur métro automatique. En cause, la réalisation de plusieurs lignes de l’Est parisien et des Yvelines serait reportée, voire abandonnée.

Selon des rumeur insistantes, la ligne 17, controversée pour son tracé passant notamment sur le Triangle de Gonesse et le site du projet Europacity, serait notamment au rang des lignes. A Aulnay-sous-Bois, c’est la réalisation de la ligne 16 qui pourrait être reportée de plusieurs années alors même que des travaux et études sont déjà lancés.

Des projets seront « mis en péril » selon Alain Ramadier

Le député Alain Ramadier (LR) a posé cette semaine une question écrite au Gouvernement pour défendre les intérêts de l’Est de la Seine-Saint-Denis et faire part de « l’inquiétude exprimée par de nombreux habitants, acteurs économiques et élus locaux » sur ce sujet. « Les coûts de construction étant susceptible d’augmenter de 8 milliards d’euros, soit plus de 25 % du montant initial estimé en 2010, le Gouvernement envisagerait de reconsidérer ces lignes. De nombreuses dépenses ont pourtant déjà été engagées, notamment pour la ligne 16 du métro » détaille le député élu en juin dernier.

« De grands projets se sont greffés, (…) comme l’opération de reconquête de la friche industrielle PSA à Aulnay-sous-Bois, qui accueillera dans une région en difficultés sur le plan économique le centre d’exploitation le plus vaste du réseau du Grand Paris Express. Si le Gouvernement revient sur ses investissements, tous ces projets seront directement mis en péril » assure t-il.

Le Gouvernement s’expliquera « prochainement »

Devant les sénateurs, la secrétaire d’Etat Brune Poirson a confirmé ce jeudi 26 octobre que les conclusions du rapport du préfet de Région sur le programme de réalisation du futur métro, remis au Premier Ministre fin septembre, étaient en cours d’analyse et que les choix retenus seraient annoncés « très prochainement ».

« Le gouvernement annoncera ses choix avec la volonté réaffirmée de préserver au mieux les objectifs de ce projet, qui, je le répète, est absolument essentiel pour l’Ile-de-France » a t-elle ajouté, précisant « qu’il faut que nous tenions compte de deux éléments nouveaux, d’abord la perspective des jeux olympiques en 2024, et puis aussi les surcoûts très importants qui sont apparus au cours des trois dernières années ».

Mise en place du service minimum dans les écoles de la Ville demain

Plusieurs syndicats appellent à une grève nationale et interprofessionnelle le jeudi 31 mars 2016 pour protester contre le projet de loi sur le travail El Khomri. D’importantes perturbations sont à prévoir dans les transports et les établissements scolaires notamment. A Aulnay-sous-Bois, plusieurs écoles primaires devraient touchées par le mouvement ce qui amène la Ville à assurer un service minimum d’accueil dans plusieurs d’entre elles.

Les parents n'ayant pas de moyen de garde de leurs enfants pourront compter sur la Ville demain. | © Alexandre Conan / 93600INFOS.fr

Les parents n’ayant pas de moyen de garde de leurs enfants pourront compter sur la Ville demain. | © Alexandre Conan / 93600INFOS.fr

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